Sélectionner une page

Essai XIII – L’endettement, une chance ou une calamité ?

Chapeau

L’endettement est une arme à double tranchant dont il convient d’user avec prudence. Indéniablement son avantage est de permettre l’acquisition immédiate d’un bien, d’un service sans devoir reconstituer au préalable le capital financier. Pour le particulier, entre hédonisme et ascétisme il faut choisir, d’autant plus que bénéficier d’un prêt implique un coût et son remboursement. Tout échange en économie est basé sur le principe de la rareté impliquant que rien de s’obtient sans effort. Même l’eau potable, hier en abondance, est aujourd’hui soumise à cette loi.

Les entreprises, pour survivre dans leur univers sans cesse en mouvement, doivent parier sur leur futur lorsque des décisions de management sont prises. L’entier de leur stratégie est fondé sur de multiples anticipations avant de décider, cas échéant, des modalités de financement de leur projet. Ainsi, la recherche d’un appui financier n’est pas anodine ; cet appui entre dans la procédure de décision sur le même pied que toutes les autres variables du processus.

L’Etat, pour des raisons de nécessités, et aussi de facilités, a recouru et recourt à l’emprunt avec d’autant moins de scrupule que les décideurs d’aujourd’hui ne seront pas mis en examen demain. Depuis plus de 40 ans, certains gouvernements ont considéré avec désinvolture l’endettement comme un mal nécessaire. Il en est résulté une utilisation abusive de ce levier financier par des dirigeants ignorants, peu familiers des subtilités de la gestion financière d’un pays. 

Mon intention, par cet essai, est de faire mieux connaître le concept d’endettement, avec ses avantages et ses inconvénients, et de le remettre à la place qui lui est due au sein d’un des composants formant le système économique, lui-même élément interdépendant de l’ensemble formant notre Société.

Tout au long de l’année 2025, la France, après de multiples rétractations, désaveu, petits arrangements politiciens, n’a toujours pas de budget, alors que la dette atteint, au 3e trim. 2025, la somme inquiétante de € 3’482 mrds (€ 3’100 mrds au 31.12.23) ! En toute insouciance, le pays roule vers un abîme financier. L’absence d’une pensée politique systémique constitue à l’évidence une calamité que cette nation ne mérite pas !

charger ou imprimer